Fiche Spectacle

Romance

Compagnie: La S.O.U.P.E. compagnie
Création: 2016
Formes utilisées: Théâtre images musique
Age: Dès 2 ans
Durée: 35 min
Equipe artistique

Eric Domenicone Mise en scène
Yseult Welschinger et Kathleen Fortin jeu et manipulations Chris Caridi manipulations

Yseult Welschinger et Eric Domenicone scénographie
Yseult Welschinger, Eric Domenicone, Daniel Trento et Kathleen Fortin images et marionnettes Pierre Boespflug et Antoine Arlot création musicale
Daniel Trento costumes
Marine Drouard vidéo
Chris Caridi lumières et régie
Olivier Benoit décor

Type(s) de lieu(x): Lieu équipé
Argument

D’après l’album de Blexbolex (éd. Albin Michel Jeunesse)
Comment muer un trajet quotidien en itinéraire rocambolesque ? Parti d’un imagier signé Blexbolex, le spectacle égrène ses inventions visuelles comme les mots d’une comptine …

En sortant de l’école, le chemin qui mène à la maison peut s’annoncer banal. Mais il peut mener aussi tout autour de la terre. La rue se peuple de brigands, la clairière de sorcières, la forêt de farfadets, le ciel d’oiseaux messagers ou de dragons… Il suffit d’une petite pierre sur laquelle on achoppe, ou de flâner le nez en l’air pour qu’une habitude bien rodée s’enraye, échappe à tout contrôle. Alors le retour de l‘école devient récit rocambolesque !

Un conte exemplaire pour une mise en scène ensorceleuse

Tout un pan de l’oeuvre du dessinateur Blexbolex est consacré à l’imagier, et Romance s’est bien imposé comme une pépite particulièrement inventive dans le monde des albums pour la jeunesse. Eric Domenicone explique ce qui l’a fasciné à première lecture : « Il y a la beauté de l’album, ses couleurs, sa grande qualité graphique, ses dessins, leur construction à la fois simple et complexe. Il y a l’histoire, très orchestrée, semblant échapper à tout contrôle, mêlant respirations et accélérations. La petite histoire du chemin de l’école devient le récit de tout un monde. Pour dépeindre ce récit rocambolesque, l’auteur fait appel aux contes traditionnels (…)
Et ce sont les reflets de notre société qui apparaissent tout à coup lorsque la guerre éclate et que la violence prend le dessus. » Mais l’imagier dit aussi l’appel à la résistance, et la volonté de maintenir l’espoir.
Pour adapter cet album à la scène, la compagnie mixe les images projetées, les techniques du pop-up et le théâtre de papier, ainsi que l’art de la marionnette. Le dispositif scénique intègre une création musicale qui permet d’égrener les mots de l’imagier comme une comptine. C’est un univers de collage plus qu’une histoire suivie, de répétitions en variations, d’ellipses en inventions déroutantes, le merveilleux guette à chaque pas…

Coproducteurs

Coréalisation théâtre Dunois – Paris
Production La SOUPE Compagnie
Coproductions La Passerelle – Rixheim (68), La Méridienne – Lunéville (54), Théâtre Ici&Là – Mancieulles (54), la C.C.A.S., Mil Tamm – projet culturel du Pays de Pontivy (56) Soutiens et partenaires Petits Bonheurs (Montréal – Canada), Les Casteliers (Montréal – Canada), Agence Culturelle d’Alsace – Espace Scène d’Alsace (67), Théâtre Gérard Philipe – Frouard (54)
Aides et subventions (demandes en cours) ADAMI, SPEDIDAM
La compagnie est conventionnée par le CR Lorraine et bénéficie du soutien du CG Moselle

Lieux de région parisienne dans lesquels a tourné ce spectacle :
Biographie des artistes

Blexbolex (auteur), Bernard Granger de son vrai nom est né à Douai en 1966. Après un passage aux Beaux arts d’Angoulême, il découvre la sérigraphie et apprend les techniques de l’édition sur le tas. Il publie de nombreux livres en sérigraphie. Directeur ce collection chez Cornelius à la fin des années 90, il lance les collections Lucette et Louise. Dès 1999, il participe à Ferraille et multiplie les publications chez divers éditeurs, notamment des illustrations de livres pour enfants, au Seuil (Rogaton Man, 2001), chez Thierry Magnier (La Longue Vue, 2005), Albin Michel Jeunesse.
À la manière des affiches des films de Jacques Tati, le dessin de Blexbolex, très stylisé, séduit de plus en plus de lecteurs. Son style rappelle les polars des années 1950-1960, avec un graphisme et un chromatisme très marqué. Il est l’un des rares auteurs de la jeune génération à poursuivre à sa manière le travail de déconstruction de la ligne claire mené dans les années 1970 par Joost Swarte. Son travail oscille entre création pour la jeunesse et albums pour adultes. En octobre 2006 son album L’oeil privé parait chez les Requins Marteaux. Nominé à Angoulême 2007, le livre reçoit un très bon accueil de la critique et du public. En 2009, il reçoit la Goldene Letter à la Foire du livre de Leipzig pour son Imagier des gens (Albin Michel Jeunesse).
Romance a obtenu en 2013 au salon du Livre Jeunesse de Montreuil le prix « Pépite de l’album OVNI »

Formé au Conservatoire National de Région de Metz, Eric Domenicone (metteur en scène) joue à ses débuts pour de nombreuses compagnies de théâtre et de marionnettes (Cie Amoros&Augustin, Théâtre Jeune Public de Strasbourg, Théâtre du Centaure à Luxembourg) Il dirige de 1996 à 2003 la compagnie la Balestra. En 2004, il crée avec Yseult Welschinger la SOUPE Cie, qui regroupe marionnettistes, comédiens et musiciens. Il met en scène les spectacles de la compagnie et joue dans certains d’entre eux. En parallèle, Il continue à travailler comme comédien pour différents metteur en scène. (récemment Le Chemin des Passes Dangereuses de M.M Bouchard dirigé par Laurent Crovella, Cie les Méridiens). Régulièrement, des compagnies l’invitent à intervenir en tant que metteur en scène sur leurs projets de création, notamment le Théâtre des Alberts (France/Réunion) dont il a mis en scène 2 spectacles jeune public (Tigouya en 2011 et Théodore le Passager du Rêve en 2014).

Après 3 années de formation (1992/95) aux arts de la scène au Théâtre Jeune Public de Strasbourg sous la direction d’Eve Ledig (Fil Rouge Théâtre) , Yseult Welschinger (comédienne-marionnettiste) entre en 1996 à l’Ecole Supérieure Nationale des Arts de la Marionnette de Charleville-Mézières dont elle sort diplômée en 1999..
Au sortir de l’école, elle crée la compagnie les Clandestines Ficelles. Elle travaille également alors comme plasticienne, marionnettiste et comédienne pour plusieurs compagnies : le Théâtre de la Jacquerie dirigé par Alain Mollot, la Fabrique des Arts d’à Côté, la Blalestra, La Valise Cie…En 2003 elle décide de créer la Soupe Cie avec Eric Domenicone.
Depuis 2004, ils mènent le projet de la SOUPE Cie. Elle crée les scénographies, les marionnettes et joue en tant que comédienne-marionnettiste dans plusieurs des créations de la compagnie. Elle collabore également avec d’autres compagnies pour les créations de décors et de marionnettes dont le Théâtre des Alberts (France/Réunion).

Née au Québec, Kathleen Fortin (comédienne-marionnettiste) étudie le théâtre et le mime à Montréal (école de théâtre de l’université du Québec/Cegep du Vieux Montréal/Ecole de mime Omnibus). Elle découvre la marionnette en suivant de nombreux stages avec Luc Amoros, Mimmo Cuticchio, Sylvie Gagnon au Québec, avec Alain Lavallée au Québec. Elle poursuit ses études en France où en 2005 elle sort diplômée de la 6ème promotion de l’Ecole Supérieure Nationale des Arts de la Marionnette de Charleville- Mézières. Elle travaille comme interprète avec Luc Amoros, Grégoire Cailles (TJP) et Émilie Flacher. Elle collabore avec l’artiste canadienne Cléa Minaker, avec le conteur Matthieu Epp, avec les compagnies Arnica, la Cie du Coin qui Tourne, Rebonds d’Histoires, Actémobazar, Luc Amoros… Elle a aussi continué son apprentissage auprès de Yeung Fai, spécialiste de la marionnette à gaine chinoise. Parallèlement, Elle crée de petites formes où le corps, l’objet marionnette, et la parole se rencontrent autour d’une problématique souvent tirée du quotidien.