Fiche Spectacle

Je vois [ou mon petit cinéma]

Compagnie: Les Arrosoirs (compagnie)
Création: 2010
Formes utilisées: théâtre - musique - fabrication d'images vidéo en direct
Age: Dès 4 ans
Durée: 40 min
Equipe artistique

– Anne-Marie Marques en qualité d’auteur, metteur en scène, interprète
– Jeanne Ben-Hammo en qualité de co auteur des images, interprète
– Frédéric Hug en qualité de compositeur et interprète

Type(s) de lieu(x): Lieu équipé, Salle occultée nécessaire
Argument

Une série de vrais/faux courts-métrages. Et la rencontre avec Mélies.
Un bout de fenêtre, un coin de sable, une voiture miniature comme des mondes à explorer : JE VOIS [ou mon petit cinéma] propose un voyage, dans l’espace et le temps, dans les souvenirs de l’enfance, dans les mondes que l’on s’invente à
partir d’un tas de sable ou de photographies. Il est aussi un hommage à la tendresse des grands-mères
Nous ne sommes pas au cinéma, mais bien dans un théâtre de cinémas. Ici tout est faux et vrai à la fois.
Notes
JE VOIS (en latin video) propose de regarder.
C’est en référence au cinéma qui m’a nourri et me nourrit encore que j’ai créé JE VOIS. Je pense en particulier à Norman MacClaren, Starevitch, Méliès mais aussi Ozu, Fassbinder, Godard, Fellini, Bergman, Antonioni, Bresson et tous les autres grands noms que je ne peux citer ici.
Les courts-métrages de JE VOIS procèdent d’une écriture cinématographique. Comme au cinéma, l’histoire se raconte par un découpage du temps et de l’espace avec ses noirs ou fondu au noir, ses plans-séquences, travellings, champs, contrechamps etc.…
Je fais le choix de montrer sur le plateau, la fabrication du film et tous ses artifices. Je ne veux surtout pas de banc de montage ou de logiciel vidéo qui nous ferait croire à la vraisemblance.
Il m’importe de montrer l’apparition ou la disparition des décors devant la caméra, les faux lever du soleil par le truchement de lampes torches, des travellings tremblotants parce que nous travaillons caméra au poing etc.
JE VOIS est volontairement un cinéma de bricolage et de farce. Je considère que ce bricolage et cette farce font la poésie des histoires que j’y raconte.
Je pense à Méliès avec ces décors ou ces jeux d’acteurs et qui n’appartiennent en aucun cas à un cinéma désuet comme on voudrait parfois nous le faire croire. Il s’agit, pour moi, d’un cinéma qui se réfère pleinement à l’artifice et à la naïveté. Je pourrais citer aussi Le cirque de Calder qui montre la manipulation et surtout l’approximatif de cette manipulation. C’est là, selon moi que résident toute la force et toute la poésie de Calder dans cette œuvre pour ne citer qu’elle.
D’aucuns me diront, pourquoi ne pas réaliser de vrais films ?
Je réponds que c’est précisément cette contrainte de fabrication en direct, ce tournage artisanal ayant ses limites techniques, qui fait naître la nature même de mes images et de mes histoires. J’ai besoin de les créer dans l’espace théâtral avec le jeu et la présence des acteurs (comédien, opérateurs vidéo, musicien), mais aussi celle du public. C’est parce que la réalisation des images est à ce point fragile, soumise aux aléas de la scène, qu’elles peuvent exister. AMM

Coproducteurs

Avec les soutiens du Festival Très tôt Théâtre (Quimper) et de l’Arche, scène conventionnée pour la jeunesse (Bethoncourt, 25)

Lieux de région parisienne dans lesquels a tourné ce spectacle :
Site internet: http://lesarrosoirscompagnie.blog4ever.com