Actualité

Forum « Pas de Bébés à la Consigne » – samedi 21 janvier

Suite à la parution du rapport de Sylviane Giampino sur « le développement de l’enfant, les modes d’accueil et la formation des professionnels », le collectif « Pas de bébés dans la consigne » organise le 21 janvier 2017 à Paris un forum et invite tous les acteurs de la petite enfance à réfléchir et à débattre ensemble sur la thématique suivante : « L’accueil de la petite enfance en débat sur la place publique »

Programme et informations

1.9.3. Soleil recrute !

Vous êtes sensible à la thématique croisée de l’enfant, l’art et la nature ? Rejoignez notre équipe ! Nous recrutons un(e) chargé(e) de mission « L’enfant, l’art et la nature » à partir du mois d’octobre.

Toutes les infos ici :

fiche de poste – chargé de mission EAN

Au plaisir de découvrir votre candidature !

 

Festival 2016 : retour sur images !

Après 3 semaines de festival et une météo capricieuse, revenons sur les temps forts de cette 9e édition.

 

MERCREDI 18 MAI : Inauguration du festival

Monsieur le Maire de Rosny-sous-Bois, M. Claude Capillon, et son élu à la culture, M. Serge Denneulin, sont venus  inaugurer le yarnbombing de l’espace Simenon à l’occasion de l’inauguration du festival 1.9.3.Soleil ! Monsieur Frédéric Molossi, Vice-président chargé de l’Enfance et de la Famille au Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis, nous a également fait l’honneur de sa présence lors du déjeuner.
L’après-midi fut l’occasion d’ouvrir une première discussion sur la place du jeu et la posture de l’adulte et de l’artiste dans celui-ci avec les tout-petits en présence de Catherine Morvan (chanteuse et comédienne), Cécile Fraysse (scénographe et metteuse en scène) et Christine Matthieu (psychomotricienne et ludothécaire).

                                          

 

DIMANCHE 22 MAI : Fête de la Petite Enfance au Parc Départemental Georges-Valbon

Malgré la pluie, nous avons maintenu cette journée et nous avons bien fait ! Les familles les plus motivées ont pu profiter des nombreuses animations prévues : le Manège sans fil (des engins customisés par Léo Paul), un espace de peinture corporelle avec Les Demains qui Chantent, un atelier de pompons avec Tempête de Laine, un espace sieste musical et conté, des jeux tout droit venus de la ludothèque Les Enfants du Jeu …
Les spectacles Un petit mouton dans mon pull de la compagnie Théâtre T et Echo, que vois-tu ? de la compagnie Axotolt ont également rencontré le succès, même sous la pluie !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LUNDI 23 MAI : ateliers parents/enfants pour les centres sociaux d’Aubervilliers dans le cadre du projet L’Enfant, l’Art et la Nature

En partenariat avec les villes d’Aubervilliers et de Clichy-sous-Bois, les familles fréquentant les centres sociaux et les centres de PMI ont pu bénéficier d’un parcours d’ateliers artistiques sensoriels organisé par 1.9.3.Soleil !
Le 23 mai, nous avons accueilli les familles d’Aubervilliers pour une des 4 séances du parcours, au coeur même du festival. Christine Kotschi présentait un atelier musical, Constance Arrizoli et Magali Murbach offrait aux enfants un atelier d’arts plastiques et Alexandra Roudière proposait la confection de doudous en pain ! Les familles ont également pu participer à un atelier/spectacle de la cie Axotolt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DIMANCHE 27 MAI : une après-midi autour de la laine au Parc Départemental du Sausset

Un mouton dans mon pull de la compagnie Théâtre T a engrangé une véritable passion pour la laine puisque les familles ont pu apprendre à faire du crochet lors d’un atelier au Parc du Sausset avec Bomb’Art.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JEUDI 2 JUIN : journée de rencontre professionnelle L’Enfant, l’Art et la Nature

Cette année, notre journée de rencontre professionnelle a eu un grand succès au point de devoir refuser des inscriptions !
Deux ateliers sensoriels étaient proposés : Bladi Bladum par Alexandra Roudière et A l’ombre, je joue… par Catherine Morvan, ainsi que le spectacle Trajectoires de Christine Kotschi.

Les professionnels venus de milieux aussi variés que la Petite Enfance, la Culture, les Espaces Verts, le Jeu et l’Education ont ensuite pu se rencontrer au cours d’un déjeuner et appréhender ensemble les question de l’importance du jeu à tout âge et celles des matériaux et des normes de sécurité dans les espaces de jeux extérieurs.
Les intervenants de cet après-midi ont pu apporter leurs expériences spécifiques de terrain  : Alain Guy (psychologue), Michèle Célarié (psychomotricienne), Jean-Marc Brunet (co-fondateur de l’association Jouer pour vivre), James Blanc (ludothécaire) et Sylvain Delboy (architecte-paysagiste).

 

VENDREDI 3 JUIN : Atelier parents-enfants pour les familles de PMI de Clichy-sous-Bois dans le cadre du projet L’Enfant, l’Art et la Nature

Tout comme leurs homologues d’Aubervilliers, les familles de Clichy-sous-Bois en lien avec les centres PMI partenaires d’1.9.3.Soleil ! pour le cycle d’ateliers artistiques ont pu profiter d’un spectacle et d’un atelier au sein du festival. C’est avec la compagnie Axotolt qu’ils ont pu découvrir les Jardins, par-chemins… du Parc Départemental Jean-Moulin – Les Guilands et avec Cécile Zanibelli que les enfants ont dansé autour du thème de l’eau avec leurs parents.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SAMEDI 4 JUIN : journée familiale L’Enfant, l’Art et la Nature – Parc Départemental Jean-Moulin – Les Guilands

Deux ateliers artistiques sensoriels parent/enfant étaient proposés pour rappeler aux familles que la nature peut être au coeur du jeu chez le tout-petit : Jardin à déguster de Candice Hayat et 1,2,3, feuille, pierre, ciseaux de Sophie Lecomte.
Des spectacles toujours au rendez-vous également : l’espace sensoriel Sococoon de la plasticienne Soco, pour les plus petits, et la trotte chorégraphique Jardins, par-chemins… de la compagnie Axotolt.

Un déjeuner convivial a permis aux quelques parents restés pour l’occasion d’échanger sur le jeu libre avec les professionnels présents : Anne-Marie Bignard (éducatrice de jeunes enfants), Stéphane Gallois (animateur nature du parc départemental du Sausset) et Nathalie Duranton (ludothèque A l’adresse du jeu).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 JUIN : inauguration du Jardin d’émerveille au Parc de la Poudrerie

Pour le dernier week-end du festival, la compagnie Praxinoscope et le collectif Les Demains qui chantent ont inauguré leur Jardin d’émerveille. Le président du Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis, M. Stéphane Troussel, est venu pour l’occasion le dimanche 5 juin.
Les spectateurs ont également pu apprécier les sonorités du monde apportées par Christine Kotschi dans Trajectoires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sans oublier tous les spectacles programmés dans les salles de spectacles, médiathèques et en crèches du 18 mai au 8 juin : Espace Simenon (Rosny-sous-Bois),  La Maison du Peuple (Pierrefitte-sur-Seine), Houdremont – Scène Conventionnée La CourneuveThéâtre Jean Vilar (L’Ile-Saint-Denis), Les Roches – Maison des Pratiques Amateurs (Montreuil), Espace 93 – Victor Hugo (Clichy-sous-Bois), Le Mille Club (Le Bourget), Espace Paul Eluard (Stains), Médiathèque Saint-Exupéry (Neuilly-sur-Marne), Théâtre du Garde-Chasse (Les Lilas – hors les murs en crèches)

 

Merci aux artistes,  aux intervenants, aux partenaires, aux bénévoles et au public d’avoir rendu cette édition aussi ensoleillée malgré la pluie !

Le festival touche à sa fin !

Ne loupez pas les derniers spectacles du festival 2016 ce Week-end !

SAMEDI 4 JUIN
 Parc Départemental Jean-Moulin – Les Guilands (BAGNOLET)
         « Sococoon » : 10h30, 11h30, 16h30, 17h30
         « Jardins, par-chemins… » : 15h30, 17h00
         Atelier parent/enfant « Jardin à partager » : 10h15, 11h15
         Atelier parent/enfant « 1,2,3, feuille, pierre, ciseaux » : 10h15, 11h15

Parc Forestier de la Poudrerie (VAUJOURS)
        
 » Jardin d’émerveilles » : 15h00, 16h30
         « Trajectoires » : 16h15, 17h30

DIMANCHE 5 JUIN
Parc Forestier de la Poudrerie (VAUJOURS)
        
 » Jardin d’émerveilles » : 15h00, 16h30
         « Trajectoires » : 16h15, 17h30

Renseignements et réservations au  07 62 16 37 60

Rapport Giampino sur la petite enfance : et si on bousculait un peu la routine ?

Le 9 mai, Sylviane Giampino, psychanalyste et psychologue de la petite enfance, a remis à Laurence Rossignol, la ministre des Familles et de l’Enfance, son rapport très attendu sur le « Développement du jeune enfant, modes d’accueil et formation des professionnels ». Un document qui propose de faire bouger les lignes, n’hésite pas à bousculer les positions acquises… et se veut aussi un guide pour les collectivités territoriales et les autres acteurs de la petite enfance. Y compris en matière de formation des professionnels.

Neuf mois : c’est le temps qu’il aura fallu pour mener à terme ce rapport, dont la commande remonte à septembre 2015. Il est vrai que le produit final est à la hauteur, avec pas moins de 260 pages et 108 propositions (malheureusement non chiffrées). Le rapport s’éloigne aussi des exercices habituels en la matière, qu’ils émanent du Parlement, du Haut Conseil de la famille ou de la Cnaf.

Penser les réponses en fonction des besoins de l’enfant

Le premier des quatre axes du rapport s’ouvre en effet par une analyse fouillée du développement et de l’épanouissement de l’enfant dans les modes d’accueil individuels et collectifs. On y trouve notamment l’exposé des « douze particularités du développement et de la sensibilité des enfants avant trois ans à connaître pour orienter une politique d’accueil des tout petits ».
On y trouve aussi les trois principes pour une approche du jeune enfant dans les modes d’accueil : une vision globale, interactive et dynamique de développement du jeune enfant, une prime éducation pour la prime enfance et une attention précoce pour les modes d’accueil prévenants. Ou encore les cinq dimensions primordiales sur lesquelles doivent se centrer les modes d’accueil pour favoriser le développement et l’épanouissement des enfants avant trois ans : se sécuriser, prendre soin de soi, se repérer dans les relations et s’identifier, se déployer et apprendre et, enfin, se socialiser.
Si le jargon n’est pas toujours absent, cette entrée en matière a le grand mérite de rappeler – au-delà des éléments statistiques et budgétaires – la finalité première des modes d’accueil de la petite enfance et de penser les réponses en fonction des besoins de l’enfant.

Quelle place pour les familles ?

Les trois autres axes rejoignent un schéma plus classique, mais qui reprend les grandes lignes de la lettre de mission. Le premier d’entre eux porte sur les relations avec les familles. Il s’agit en l’occurrence de partir de positions asymétriques et des relations triangulaires entre professionnels, parents et enfants pour « établir et co-construire des liens de réalité », à travers la convergence souhaitable entre le projet d’éducation des parents et le projet d’accueil des professionnels.
Rejoignant les priorités de la Cnaf, le rapport met aussi l’accent sur la nécessité de lever les obstacles à la mixité des modes d’accueil et sur l’importance de l’accompagnement à la parentalité, « dans un registre non normatif ». Le document insiste également sur le fait que le mode d’accueil de l’enfant « n’est pas réductible à un service aux parents ». Une manière de contrer la montée « des attitudes commerciales ou consuméristes ».

Alléger les normes et réglementations sur la sécurité

Le troisième axe s’attache à l’organisation de l’accueil et aux pratiques. Même si on reste un peu perplexe devant les « radars cénesthésiques » des moins de trois ans et sur le fait que « le petit enfant est au départ néotène », ce chapitre n’en comporte pas moins des orientations et des préconisations très concrètes.
Il insiste ainsi sur la priorité à donner au respect des rythmes, aux besoins de fiabilité et de stabilité des liens, des lieux et des temps. Une priorité « devant laquelle des logiques administratives, que ce soit pour la nourriture, le sommeil ou les jeux, devraient s’ajuster ». De même, il s’agit de développer l’initiative de l’enfant, tout en lui laissant le temps nécessaire pour trouver son geste ou son mot.
Sur un sujet très sensible, la mission préconise aussi « d’alléger autant que faire se peut les normes et les réglementations relatives à la sécurité, et de rédiger un document précisant ce qui est nécessaire ou seulement recommandé ».
Autre dérive pointée par le rapport en matière de modes d’accueil : une « tendance à la surcognitivation dans les Eaje [établissements d’accueil du jeune enfant, ndlr] et chez certaines assistantes maternelles. Cette tendance se manifeste aussi bien chez certains parents que chez les professionnelles par une demande de ‘techniques pédagogiques’ et d’apprentissages par la répétition suscitée chez les enfants ». La mission regrette notamment « que certaines crèches ressemblent aux écoles maternelles, que les activités ‘assis à table’ se développent et que les parents demandent les dessins des enfants le soir ».
Ce constat conduit notamment la mission à remettre en cause deux concepts courants dans les modes d’accueil – la notion d’environnement stimulant et celle de compétence des enfants -, au profit de deux concepts moins « directifs » : les notions d’environnement riche et de capacité ou potentialités des enfants. Pour donner une place accrue à l’éveil artistique, à l’esthétique ou à la nature dans les Eaje, le rapport préconise notamment d’élaborer un protocole d’accord entre le ministère des Familles et de l’Enfance et celui de la Culture.

Professionnels de la petite enfance : « une situation actuelle problématique »

Le quatrième et dernier axe porte sur la formation des professionnels. Il part du constat d’une « situation actuelle problématique », qui se caractérise à la fois par une prochaine vague massive de départs à la retraite – liée à l’âge moyen des professionnels des Eaje – et par des difficultés de recrutement. Pour expliquer ces dernières, le rapport pointe en particulier le manque de places en formations, le caractère « incomplet et hétérogène » de ces dernières, une carrière peu motivante faute de perspectives d’évolution…
Pour sortir de cette impasse, le rapport formule plusieurs propositions qui bousculent l’ordre établi. Tout d’abord, il s’agit de constituer une base commune pour former les professionnels de l’accueil de la petite enfance, ce qui devrait à la fois renforcer le sentiment d’appartenance à une même profession et favoriser à terme les mobilités professionnelles.
De même, le rapport préconise de faciliter l’accès aux formations initiales des métiers de la petite enfance pour répondre à la pénurie de professionnels. Ceci passe notamment par une meilleure utilisation des contrats aidés et des préformations, par un développement des formations en alternance, par un renforcement de la mixité des métiers de la petite enfance, par l’organisation de « passages entre le chômage et l’emploi en modes d’accueil »…
Autre piste : favoriser la professionnalisation et les évolutions par une diversification des formes et contenus des formations continues et de la VAE (validation des acquis de l’expérience), avec notamment une modularisation des diplômes et une reconnaissance des « situations professionnalisantes ».

Accroître le professionnalisme des assistantes maternelles

Le rapport préconise aussi d’ajuster les différents métiers des Eaje aux spécificités de l’accueil de la petite enfance et de faciliter l’évolution au sein de la profession. Pour l’accueil collectif, la profession d’auxiliaire de puériculture resterait le métier de base, tandis que les encadrants devraient être mieux formés à un mode de direction participatif, à l’animation d’équipe et aux partenariats locaux.
Du côté de l’accueil individuel, la mission recommande d' »accroître le professionnalisme des assistantes maternelles », en considérant que « le processus de leur professionnalisation, entamé il y a trente ans, reste à mi-chemin ». Cette professionnalisation doit s’appuyer sur trois piliers. Tout d’abord, l’agrément – délivré par les présidents de conseils départementaux -, qui doit bénéficier d’un allongement de la durée de la formation initiale obligatoire et de l’organisation de stages dans un Eaje. La formation continue ensuite, dont l’accès doit être simplifié (même si le nombre de départ d’assistantes maternelles en formation continue est en augmentation constante). Les relais assistantes maternelles (RAM) enfin, qui sont « un outil précieux » et dont il faut faire les pivots de la professionnalisation des assistantes maternelles, en renforçant leurs missions d’accompagnement de la formation continue de ces dernières et des auxiliaires parentaux.

« Un outil unique pour les maires qui souhaitent innover »

A la réception du rapport, Laurence Rossignol a souligné « la richesse et la densité du document » – allant jusqu’à évoquer une « démarche holistique » et « une réelle philosophie de la petite enfance » – et confirmé sa volonté de « décloisonner les approches ».
La ministre des Familles et de l’Enfance a fortement insisté sur le fait que « ce rapport n’est pas un simple rapport de mission. Il est un véritable guide à destination de tous les acteurs de la petite enfance », afin de permettre un changement de regard.
Laurence Rossignol a notamment évoqué les collectivités territoriales comme « acteurs incontournables de la petite enfance ». Pour la ministre, « ce sont aussi les premières destinataires de ce rapport, qui est un outil unique pour les maires qui souhaitent innover en matière de petite enfance ». Elle a d’ailleurs suggéré que Sylviane Giampino remette également officiellement les conclusions de sa mission à François Baroin, le président de l’Association des maires de France (AMF).
Au-delà de ce rôle de « guide » conféré au rapport, Laurence Rossignol a annoncé quelques mesures reprises du document, en cours ou à venir, comme l’introduction de ses propositions dans le plan d’action sur les métiers de la petite enfance – qui devrait être présenté « dans les prochains mois » -, l’élaboration d’un « texte cadre national » pour fonder une identité professionnelle commune aux acteurs de l’accueil du jeune enfant, ou encore l’organisation d’une journée ministérielle des professionnels de la petite enfance.

  
Source : localtis.info
 
Pour en savoir plus :
http://www.familles-enfance-droitsdesfemmes.gouv.fr/dossiers-famille/soutien-a-la-parentalite/dispositifs-daccompagnement-daide-aux-familles/rapport-de-sylviane-giampino-developpement-du-jeune-enfant-modes-daccueil-formation-des-professionnels/